Mon autobiographie
Le monde commença à exister le 15 avril 1992 à Chenôve dans un cri de douleur. Le monde, à cette époque, était froid, sec et
lumineux. Mes géniteurs habitaient dans un immeuble en face de la halte garderie. Cet immeuble, je n'en garde aucun souvenir à part une vague couleur bleu-gris omniprésente dans ce monde encore
neuf. (Cette couleur était en fait celle de la moquette sur laquelle, ne sachant pas marcher, je trainais en quête d'exploration) J'ai su marcher très tôt à quatre pattes, puisqu'à seulement
quatre mois et demi je cavalais à la vitesse de la lumière.(bon j'exagère un peu) J'allais à une vitesse telle qu'à la gym bébé les autres bébés, parfois de deux ans mes aînés se laissaient
lamentablement dépasser.
Je sus parler très tôt, c'est pourquoi mes souvenirs sont étonnamment clairs. Mon Univers s'élargit à la halte garderie, lieu de
mes premiers vrais souvenirs, qui était en face de chez moi. D'après mes souvenirs, la garde des enfants encore trop jeunes pour aller école maternelle baignait dans l'ambiance chaleureuse
d'une froide couleur bleue. Il y avait un toboggan en bois qui donnait sur une piscine de balles de couleurs sur lequel, un jour mon frère se cogna se faisant un bel oeil au beurre noir. Ce fut
le moment à partir duquel ma mère le surnomma "coco bel oeil". Moi de mon côté, je n'avais rien vu de l'accident, je vis mon frère se baladant avec un cocard et à sa vue, la dame de la garderie
s'écria : "Anaïs, qu'est-ce que t'as fait à ton frère!?".
Un jour, je ne me souvient pas de ce jour , nous déménageâmes pour aller vivre à la campagne, dans un village appelé Saussy, se trouvant au beau millieu de nulle part. Aujourd'hui quand je donne
le nom de mon cher patelin, rare sont les personnes à qui ce nom évoque quelque chose.
J'eus trois ans. Il fallait que j'aille à l'école maternelle. J'allai à l'école "Les plantes" de Ahui. Les murs de la petite section étaient recouverts d'une chaude
teinte orange. J'allais continuer à découvrir la crauté de ce monde quand un jour, une fille me frappa violemment et sans raison avec un couvercle d'une boîte de jouets. Je me mis à pleurer et au
lieu de me consoler et de réprimander l'odieuse, la maîtresse me menaça de m'enfermer dans le dortoir si je n'arrêtais pas! Ah, la maternelle, que de bons souvenirs!
En moyenne section, je fut témoin sans le savoir de l'hypocrisie des grandes personnes : il y avait une fille, Maud qui était la
chouchoute des dames. Elle recevait les meilleurs goûters, elle avait les meilleurs cadeaux à offrir à sa maman. Je ne lui en voulais pas. Elle était si douce et si gentille... Je compris bien
des années plus tard ce que signifait ce favoritisme.
La grande section fut pour moi une autre année à deux maîtresses, comme la précédente. On y jouait - et y travaillait, ce qui était nouveau
pour moi - dans une fraîche ambiance vert émeraude. J'y rencontrai un certain Fabian qui était amoureux de moi. Je lui ai dit que j'avais déjà un amoureux et il m'a répondu je cite "laisse
tomber, l'autre".
Le primaire : Je ne parlerai pas de chaque classe une part une. En bref : La primaire à Alix Providence est à mon actif la plus belle
période de ma vie, j'y ai rencontré mes meilleurs amis. En CM1, je suis tombée amoureuse d'un garçon, un dénommé Théo pour la deuxième (et dernière) fois de ma vie. Il est intéressant de dire que
mes deux amoureux se sont appelés Théo. J'ai également découvert la science physique, passion qui ne m'a plus jamais quittée depuis. Malheureusement je suis "nulle" en maths, ce qui m'interdit à
jamais une carrière scientifique.
Le collège et ses changements mais aussi ses persécutions. La période de la vie où les gens sont les plus cruels. Insulter ou être insulté.
Question de vie ou de mort. Je n'insultais pas donc je fut insultée. Après le beau temps la pluie. Les insultes sont vraiment devenues méchantes après une colo elle-même particulièrement
terrible. A tel point que je croyais l'humanité uniquement comme cela. J'en suis même arrivée à craindre les relations avec les autres. Jusqu'à mon entrée en troisième. Je n'était plus avec
le même type de personnes grâce à un prof qui avec qui j'ai une très bonne relation. Les gens sont devenus parfaitement corrects avec moi. cela m'a fait vraiment bizarre au début, d'être traitée
comme un être humain. Quant à l'école en elle-même j'ai toujours eu des difficulté en maths, en particulier depuis la quatrième où je n'arrive plus à suivre. Les maths, si je puis dire, me
donnent des calculs et pour moi, les chiffres, c'est de l'Arabe. En revanche, le français est ma matière de prédilction surtout depuis que je connais le prof mentionné plus haut.
J'entrai en seconde. On changeait de classe à chaque cours, nouveaux profs, nouveaux camarades, nouveaux horaires... C'est fatigant tout ces "nouveaux".
Le prof le plus ennuyeux cette année : le prof de français. Le lundi, le mardi, le jeudi, et le vendredi, je me rendait donc en salle 39 ou 26, peu importe puisque j'avais rendez-vous entre les
froides pierres grises de l'ennui.
Je fis aussi du grec cette année, en remplacement du Latin. Verdict : je préfère le latin, j'ai certes peu appris, mais beaucoup oublié depuis que j'ai arrêté. La seconde fut l'année de la
déchéance. je fus gamme over. Eliminée du système scolaire. Deux ans restée à ne rien faire dont un avec un cancer de la thyroïde assez bien maîtrisé. Mon instruction se fait entre un siège et un
écran vogant sur le Web par delà les horizons imposés par l'éducation nationale...
TO BE CONTINUED ...
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