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  • : Mon Univers : littérature, sciences et histoire se côtoient avec une pointe d'humour et de musique dans une chaude ambiance de feu agrémentée de photos, de dessins, de nouvelles et de citations.
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 19:46

La comédie musicale Notre-Dame de Paris est sortie en 1998, elle est basée sur le roman de Victor Hugo. Belle en était la chanson-phare écrite par Luc Plamondon et composée par Richard Cocciante. Cette chanson a eu un immense succès à sa sortie et elle est restée en tête des ventes pendant plusieurs mois en France et en Belgique. Elle a été traduite dans plusieurs langues et la comédie musicale a été exportée dans plusieurs pays d'Europe.

( Quasimodo )

  1. Belle
  2. C'est un mot qu'on dirait inventé pour elle
  3. Quand elle danse et qu'elle met son corps à jour, tel
  4. Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler
  5. Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds
  6. J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
  7. A quoi me sert encore de prier Notre-Dame
  8. Quel
  9. Est celui qui lui jettera la première pierre
  10. Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
  11. O Lucifer !
  12. Oh ! Laisse-moi rien qu'une fois
  13. Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
  14. ( Frollo )
  15. Belle
  16. Est-ce le diable qui s'est incarné en elle
  17. Pour détourner mes yeux du Dieu éternel
  18. Qui a mis dans mon être ce désir charnel
  19. Pour m'empêcher de regarder vers le Ciel
  20. Elle porte en elle le péché originel
  21. La désirer fait-il de moi un criminel
  22. Celle
  23. Qu'on prenait pour une fille de joie une fille de rien
  24. Semble soudain porter la croix du genre humain
  25. O Notre-Dame !
  26. Oh ! laisse-moi rien qu'une fois
  27. Pousser la porte du jardin d'Esméralda
  28. ( Phoebus )
  29. Belle
  30. Malgré ses grands yeux noirs qui vous ensorcellent
  31. La demoiselle serait-elle encore pucelle ?
  32. Quand ses mouvements me font voir monts et merveilles
  33. Sous son jupon aux couleurs de l'arc-en-ciel
  34. Ma dulcinée laissez-moi vous être infidèle
  35. Avant de vous avoir mené jusqu'à l'autel
  36. Quel
  37. Est l'homme qui détournerait son regard d'elle
  38. Sous peine d'être changé en statue de sel
  39. O Fleur-de-Lys,
  40. Je ne suis pas homme de foi
  41. J'irai cueillir la fleur d'amour d'Esméralda
  42. ( Quasimodo, Frollo et Phoebus )
  43. J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
  44. A quoi me sert encore de prier Notre-Dame
  45. Quel
  46. Est celui qui lui jettera la première pierre
  47. Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
  48. O Lucifer !
  49. Oh ! laisse-moi rien qu'une fois
  50. Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
  51. Esméralda

     Lors de cette scène, trois personnages chantent leur amour pour Esmeralda : Quasimodo, Frollo et Phoebus, interprétés respectivement par Garou, Daniel Lavoie et Patrick Fiori. Chacun des personnages correpond à une des castes de la société médiévale : le tiers-état pour Quasimodo, le clergé pour Frollo et la noblesse pour Phoebus.

1. Les trois personnages

     Quasimodo introduit la chanson, c'est lui qui donne le ton. Esmeralda est pour lui la personne qui incarne le mieux la beauté (l.1-2). Cette beauté s'exprime à travers les mouvements de danse d'Esmeralda qui soulèvent sa robe (l.3). Ceci sera confirmé par les autres personnages, notamment Phoebus : "quand ses mouvements me font voir monts et merveilles" (l.30). C'est là que Quasimodo a "posé (ses) yeux sous sa robe de gitane" (l.6). Il exprime son désir pour Esmeralda, tout en sachant qu'il est en train de pécher "Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds" (l.5). Il est si engagé dans son désir que loin de culpabiliser, il renonce à la repentance en disant "A quoi me sert encore de prier Notre-Dame" (l.7). Par ces deux phrases, il scelle son destin. Le "encore" exprime l'inefficacité et l'inutilité de la prière à ce stade de désir. Cette dernière phrase, assez particulière incarne à elle seule l'antichristianisme de la chanson. En effet, le christianisme accorde une miséricorde infinie à tout pécheur qui se repent. Ici, il déplore l'inefficacité d'une telle miséricorde à son stade de péché. Celle-ci sera répétée en choeur lors du dernier couplet. Il invoque Lucifer pour lui accorder un seul geste, celui de toucher les cheveux d'Esmeralda (l.11-13).

     Frollo exprime le même resssenti à travers ses mots d'homme d'église. Il soupçonne Esmeralda d'être l'incarnation du Diable qui voudrait le faire se détourner de Dieu (l.16-19). La référence à la notion de péché originel exprimée l.20 en référence à la pomme d'Eve dans le jardin d'Eden désigne le pouvoir de tentation que la femme a sur l'homme lui permettant de le faire se détourner de Dieu pour le faire céder au diable. Dans cette scène biblique, le diable s'incarne dans un serpent pour pousser Adam et Eve à désobéir à Dieu en mangeant le fruit défendu. Il implore quant à lui Notre-Dame (la Vierge Marie) (l.25) pour le laisser "Pousser la porte du jardin d'Esméralda" (l.27). Cette expression vague désigne le désir d'accéder à ce qu'Esmeralda peut offrir de sa féminité.

     Phoebus confirme ce que Quasimodo exprimait dans le premier couplet. C'est dans la danse que réside le pouvoir de séduction d'Esmeralda (l.32-33). Il ajoute le pouvoir d'ensorcellement de son regard (l.30). Il demande à sa fiancée nommée Fleur-de-Lys de lui accorder l'autorisation de la tromper avant leur mariage (l.34-35). Lui, n'étant pas "homme de foi" (l.40), peut facilement céder à la tentation, il n'est pas retenu par des obligations vertueuses. Il ira donc "cueillir la fleur d'amour d'Esmeralda" (l.41), expression là aussi assez vague.

     Dans le dernier couplet, les trois personnages reprennent en choeur le couplet de Quasimodo exprimant ainsi l'abolition des castes et l'égalité de tous face au désir et au pouvoir d'Esmeralda sur les hommes.

     De ce texte, le thème qui ressort le plus est celui du désir. Le texte parle non pas d'un acte sexuel, mais du désir en lui-même. Un désir exprimer par des expressions vagues comme "glisser mes doigts dans ses cheveux" (l. 13), "pousser la porte du jardin d'Esmeralda" (l. 27) et cueillir la fleur d'amour d'Esmeralda" (l. 42).

2. Les références bibliques

     Le texte est parsemé de références bibliques, la première étant à la ligne 9 "(Quel) Est celui qui lui jettera la première pierre" est une référence à une parole de Jésus qui dit "que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre" en parlant d'une femme prise en flagrant délit d'adultère lisible à Jean 8:7. Dans ce passage de la chanson, juger Esmeralda est selon Quasimodo, indigne de vivre.

     Si, à la ligne 24, elle semble "porter la croix du genre humain", c'est que lors de la scène précédente, non visible dans la vidéo, elle donne de l'eau à Quasimodo qui en réclame. Elle est ainsi la seule à faire preuve de compassion envers cet être repoussant que tout le monde martyrisait jusqu'alors. Alors qu'on la prenait pour une prostituée elle semble soudain être le Christ. Les esprits les plus érudits pourraient y voir une référence à la femme samaritaine lisible dans Jean, chap. 4. Pendant ce passage de la chanson, elle est penchée au-dessus d'un puits, ce qui laisse confirmer cette hypothèse.

     La ligne 27 "Pousser la porte du jardin d'Esméralda" pourrait faire l'objet d'une autre interprétation où elle ferait alors référence au reniement de Pierre dans le jardin de Gethsémané, lisible dans Luc, chap. 22 ainsi que Marc, chap 14, chapitre dans lequel Pierre promet à Jésus avant son arrestation de ne pas le renier même dans la mort, ce qu'il finit par faire conformément à la prédiction de Jésus. Dans ce passage de la chanson, Frollo exprimerait son désir de renier Dieu pour Esmeralda.

     Ligne 35 à 37 quand Phoebus dit "Quel/Est l'homme qui détournerait son regard d'elle/Sous peine d'être changé en statue de sel" c'est une référence à la fuite d'Abraham et de Lot et leurs femmes de Sodome et Gomorre à qui Dieu interdit de se retourner pour regarder en arrière. Dans ce passage à Ge 19:26, la femme de Lot désobéit et se transforme en statue de sel.

     On a tout au long de ces références des inversions par rapport au récit biblique. C'est le fait de jeter la pierre à Esmeralda qui rendrait celui qui exécute ce geste indigne de la vie. Celle qu'on prenait pour une fille de joie devient le Christ. C'est le fait de détourner son regard d'Esmeralda qui fait encourir la peine d'être changé en statue de sel. On assiste à une inversion du bien et du mal. C'est ici une transgression vis-à-vis de la religion catholique qui est exprimé à travers ce renversement.

Conclusion

     À travers ces trois personnages tous représentants d'une partie de la société, c'est toute une société qui se détourne de la religion pour sucomber au désir de la chair. Le contexte historique est également important : en 1482, l'année où se déroule l'histoire, à l'aube de la Renaissance, c'est toute une société qui se délie du christianisme pour entrer dans l'époque moderne qui débouchera sur le libertarisme sexuel, le féminisme et le cosmopolitisme incarnés dans cette chanson. La phrase "glisser mes doigts dans les cheveux d'Esmeralda" joue ainsi le rôle d'une introduction, une entrée censée déboucher sur quelque chose d'autre, plus explicite.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 18:52

Agro = champ ; glyphe = gravure​

Agroglyphe est le nom qu'on donne aux formes géométriques tracées furtivement la nuit dans les champs. Ils sont l'oeuvre soit de forces mystiques, soit de boules d'énergie cosmique qui arrivent pendant certaines périodes de l'année et disparaissent en quelques secondes, soit d'êtres intelligents invisibles qui cherchent à entrer en communication avec nous, soit l'oeuvre d'artistes amateurs.

Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
Agroglyphe
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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 16:50

     Cet article fait suite au scandale de l'abattoir de Vigan, certifié bio et labélisé. Outre l'horreur de ces images, il existe une réalité qu'il faut toutefois expliquer afin de remettre cet évènement dans son contexte et le comprendre.

 
Abattoirs et protection animale : une impasse ?

     Manger de la viande semble aller de soi : il y en a quasiment tous les jours à la maison, elle est disponible de façon inépuisable sur les grandes surfaces, la plupart des plats que l'on trouve dans les restaurants sont constitués de viande. Or, la consommation de produits carnés ne va de soi que depuis le XVIIIème siècle avec la Révolution industrielle qui en a permis la démocratisation, entrainant une amélioration de la santé. Les populations pouvaient alors manger à leur faim. Depuis, la population a fortement augmenté, la consommation de viande également. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, l'industrialisation de la France se généralise, la paysannerie disparaît au profit d'une agriculture professionnelle et rationalisée.
     C'est cette rationalisation de la production de viande qui permet à la fois de nourrir une population nombreuse et qui en même temps est la cause de toutes les souffrances animales. Dans un souci d'éthique sont toutefois mises en places des lois, des règles et des normes. Nous consommons de la viande plusieurs fois par semaine. Pour répondre à une telle demande, il faut augmenter les rendements et les cadences. Malgré toutes les normes en place, la cadence imposée empêche ces normes d'être respectées. L'animal est parfois mal étourdi, et au lieu de recommencer, il est attaché par les pattes pour être égorgé tout en étant conscient. Autrement dit, c'est nous tous, réunis et individuellement qui faisons augmenter la demande et ainsi les cadences, parce que nous tenons absolument à manger de la viande chaque jour.

Abattoirs et protection animale : une impasse ?

     Dès lors on peut se demander si cette logique n'aboutirait pas sur une impasse. Nous vivons dans une société où l'Homme est placé au-dessus de tout, où il domine la nature à laquelle il est étranger. La production de viande obéit à des raisons économiques et gastronomiques non négligeables. Des milliers d'agriculteurs en vivent, des lobbies font pression sur les pouvoirs publics pour continuer à vendre toujours plus de viande. La viande est un aliment savoureux avec un fort apport en protéines. Malgré le militantisme d'activistes, ces raisons économiques seront toujours plus fortes que la cause animale. Jamais les abattoirs ne seront fermés et jamais nous n'arriveront à accoler nos actions individuelles en devenant végétariens parce que le commun de la population n'est pas prête à un tel sacrifice. Un changement des mentalités n'est donc pas envisageable à court ou moyen terme.
     L'exploitation de l'animal au service de l'homme se heurte à la responsabilité que l'homme s'accorde vis-à-vis des animaux et aboutit à une contradiction : on ne peut pas s'indigner éternellement de la mort atroce de tant d'animaux tout en continuant à le considérer comme une matière première. En France, deux milliards d'animaux sont tués par an quel que soit le motif, alimentaire ou non. D'un autre côté on domestique des animaux pour les caresser, en prendre soin et jouer avec eux. Ne reste que deux solution : soit on se dit que la maltraitance animale est intolérable et on cesse de les mettre à mort, soit que la souffrance animale est nécessaire à nos besoins et on cesse de s'émouvoir de pauvres petits agneaux trop mignons écartelés vivant sans avoir rien demandé. Je laisse chacun à ses opinions.

Cependant, une innovation pointe le bout de son nez : une étude propose d'élever des poulets en supprimant leur cortex cérébral. Elle propose également de leur enlever les pattes pour gagner de la place. Ainsi, il serait possible de produire plus de poulets que dans un élevage concentrationnaire sans blessures ni souffrances animales tout en continuant de nourrir toute la population. Cependant, cette innovation soulève d'autres questions : celle de la manipulation du vivant et du statut des animaux : peut-on faire ce que l'on veut avec le vivant, le manipuler pour répondre à nos besoins ? Cela modifiera-t-il un statut juridique animal déjà ambigu ? Cette technique, loin d'être irréaliste, serait l'aboutissement de ce qu'est pour nous l'animal : une matière première à notre disposition. Ne restent que les conséquences de ce genre d'innovations que nous ne connaissons pas encore sur notre rapport au vivant, et qui pourrait s'extrapoler à l'humain : une nouvelle ouverture sur le transhumanisme ?

 

Published by Tigre de Feu (original) - dans Pensées La pilule rouge
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 14:35

Auteur : Tristana Pimor

Genre : éthnologie, sociologie de la déviance

 

Zonards : une famille de rue

On les voit parfois assis à l'entrée des monoprix, faisant la manche, accompagnés de leurs fidèles compagnons à quatre pattes, arborant des coupes de cheveux extravagantes. Ce sont les punks à chiens. Mais qui sont les punks à chiens ? C'est la question à laquelle l'ethnologue Tristana Pimor a tenté de répondre en étudiant un groupe de punks à chiens par observation participante.

     Ce livre retrace la thèse de cette étudiante devenue aujourd'hui enseignante-chercheuse qui se déroule sur quatre années de recherches auprès d'un groupe de ce que l'auteure appelle des "zonards" terme moins connoté selon elle. L'accent est mis sur les intéractions au sein du groupe mais également entre les sujets et les riverains et les travaileurs sociaux et les représentations qui en sont faites, ainsi que les réactions des zonards face à ces représentations. L'auteure étudie la manière d'entrer dans "la Zone", ses rites de passages et les différentes manières d'en sortir qui sont au nombre de quatre : le retour à la norme, le Travelling, l'errance institutionnelle ou la mort. C'est également tout un système de représentations qui est mis au jour à travers cette enquête de terrain. On y découvre un monde possédant sa propre culture, son système de valeurs, communautaire, organisé selon des règles et des rites. Le lecteur est plongé dans le quotidien de cette bande de zonards marquée par la violence, la prise de psychotropes et les teufs. Cet univers qu'on imaginait destructuré se révèle être organisé par des règles et des normes selon une idéologie anarcho-primitiviste contestataire, proche d'une tribu, à laquelle sont attachés des idéaux de sous-consommation et de solidarité. À cette culture alternative s'ajoutent mythes et croyances faits de musique tekno et de complotisme. Derrière son anticonformisme apparent, cette communauté se révèle être très coercitive à l'image des solidarités traditionnelles et le machisme y est également très présent. 

     Le livre se présente sous la forme d'un récit, le récit d'une rencontre avec une population méconnue, y compris des services sociaux, le rendant tout public, tout en y mélant la rigueur scientifique qu'on attend de ce type d'ouvrages. On retrouve les notions développées par l'illustre école de Chicago tout en balayant les concepts développés par la sociologie depuis ses débuts. L'ouvrage est donc une excellente entrée en matière pour celui qui souhaite s'intéresser à la sociologie, qu'il soit étudiant ou non, ou simplement intrigué par le phénomène zonard. 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:17

J'ai choisi pour cet article de réfléchir au concept de liberté. Je tiens à signaler au lecteur plus ou moins averti que je n'ai jamais étudié la philosophie et que je réfléchis en m'inspirant de certains concepts connus. Cet article n'a donc pas vocation à être rigoureux d'un point de vue philosophique, seulement à apporter ma réflexion à ce concept. Pour les puristes, veuillez vous en remettre à de vrais sites de philosophie.

La liberté

 

La liberté c'est l'état d'un être ou d'une chose qui se détermine sans contrainte extérieure. (Larousse)

On peut remarquer qu'elle s'articule par rapport à deux éléments. D'une part l'effort de persévérance dans son être (conatus), l'essence de cet être et d'autre part le ou les obstacles éventuels qui nous empêchent de poursuivre cet effort. Quand on se libère, c'est toujours de quelque chose qui nous entrave.

Chaque culture propose un cadre de pensée, un paradigme dans lequel se définit ce concept de liberté. Ces différences de conceptions s'expliquent du fait que chaque société définit son essence et, à se titre n'est pas entravée par les mêmes contraintes. Chaque société humaine ne se donne pas les mêmes buts (l'existence précède l'essence, J.P. Sartre). Exemples :

     - La société occidentale se donne pour but d'assouvir ses désirs, pour cela elle doit se libérer de la tradition religieuse et de sa condition matérielle misérable par le socialisme et le progressisme, par exemple.

     - La liberté au sens chrétien est de se rapprocher de Dieu et pour cela, il faut se défaire du péché. Pour se faire, il faut réprimer toute conduite déviante ainsi que ses propres désirs qui sont inspirés par le Diable et conduisent naturellement vers le péché.

     - Le bouddhisme vise à libérer l'homme de la souffrance, alors l'homme doit donc se débarasser de tout ce qui engendre la souffrance, notamment les biens matériels et doit pratiquer la méditation pour se libérer de la pensée qui engendre cette souffrance afin de cesser le cycle des réincarnations.

Ces visions sont en contradiction les unes avec les autres car chacune d'entre elle donne une défitnition différente de ce qu'est la liberté. Définir la liberté, c'est déjà la réduire. Mais on comprend cette réduction par la nécessité pour une société de se définir un but commun pour y accéder ensemble. La liberté nécessite des limites. En faisant abstraction de nos contraintes physiques, si on donnait une liberté totale aux individus en abolissant les règles, on arriverait à un chaos. La nécessité pour une société de s'organiser passe nécessairement par la règlementation, qui est l'essence même d'une société.

 
Quelques sources :

 

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:31

1966

13 novembre 2013

27 avril 2015

17 août 2016

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 17:07

Que donnerait un texte donné parlant d'un certain sujet si on en changeait les mots pour lui faire parler d'un autre sujet, à la fois similaire et contradictioire? Par exemple, un texte sur le fondamentalisme islamique comparé à l'idéologie occidentale. C'est ce que j'ai voulu tester avec un texte sur l'islam radical en le comparant à l'idéologie que l'Occident considère comme la seule vérité et le seul modèle de société légitime pour aboutir à une satire de notre société et sa pensée unique. Partant du texte titré "Dialoguer avec les musulmans c’est comme dialoguer avec les nazis en 1938", j'ai remplacé les mots se rapportant à l'islam par des mots se rapportant à l'occidentalisme. Les mots remplacés sont en couleurs.

Texte d'origine : https://salembenammar.wordpress.com/2015/01/19/il-n-y-a-que-les-naifs-les-laches-et-les-traitres-qui-croient-en-la-vertu-dialogue-avec-les-musulmans/

          Seuls les naïfs et les crédules croient que l’on peut dialoguer avec les ennemis des libertés humaines, murés dans leur seule certitude qu’il n’y a de vérité que la vérité enfermée dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Imperméables et sourds au dialogue, Ils ne tolèrent pas qu’ils puissent avoir d’autre son de cloche que le leur. Leur son de cloche est comme celui des appels de la télévision qui vient troubler le silence des villes et des villages au rythme de 5 heures par jour. Assenant le même message qui se veut d’une vérité absolue. Comment peut-on professer dans un contexte de sacralisation dogmatique de la parole dictée avec une force assourdissante et obstruante pour la pensée humaine qu’elle ne laisse pas filtrer un filet de paroles qui n’ont pas une propriété canonique?

 Avec un esprit façonné par une culture monolithique et fermé à tout débat contradictoire jugé hérétique, on serait plus avisé de dialoguer avec le vent du désert. Jamais, un Occidental qui croit en la vertu immanente de la pureté de la parole sacrée dont il se prétend dépositaire, à l’instar de ceux qui prônent la supériorité de l’Occident, ne sera enclin à ouvrir un quelconque débat avec celui qu’il considère comme fasciste et dont l’idée même de dialoguer est avec lui le répugne et le répulse. Et même quand un des leurs, comme le sulfureux et girouette Aymeric Caron a feint d’engager un échange avec Eric Zemmour n’a pas échappé à leur courroux pour avoir commis l’irréparable.

Tout dialogue avec les fascistes est considéré comme une offense à la Gauche. Comment peut-on dans un tel contexte du refus dogmatique du dialogue pouvoir justement entreprendre un quelconque dialogue avec ceux dont le seul esprit de dialogue qu’ils connaissent est l’étouffement du dialogue par tous les moyens ?

Nombreux sont les pseudos démocrates manquant de discernement, en ayant aucune grille de lecture de l’idéologie extrémiste, qui continuent à prendre les vessies pour les lanternes et prêchent pour le dialogue avec des gens qui font du monologue hermétique leur seule raison d’exister pour toucher leur Graal idéologique. Ils vont jusqu’à accuser les esprits avertis et qui appellent à une vigilance extrême, comme c’est mon cas. contre le péril occidentaliste, de radicalisme et d’extrémisme.

Comme si l’infamie pouvait être combattue avec les chimères de la démocratie. Le monde a joué à plusieurs reprises sa partition d’ouvrir son cœur à ceux qui sont obsédés par sa destruction. On connaît tous les résultats du dialogue avec le nazisme. Si le monde avait preuve de fermeté et de détermination est-ce que l’aurait connu les camps de la mort et l’extermination des minorités et surtout du peuple juif ? Hitler n’avait jamais fait mystère de ses desseins hégémoniques et génocidaires, c’est le monde dit libre qui avait cru qu’il pouvait le pacifier et le raisonner par le dialogue. Alors qu’il n’avait que mépris et aversion pour le dialogue. La même posture qui caractérise les radicaux occidentaux. Or, un extrémiste est par définition celui qui détient une vérité absolue, il est schizoïde-paranoïde, il ne veut entendre qu’une seule vérité, la sienne et encore il n’est même pas à l’écoute de lui-même. Étant pris dans un tourbillon essentialiste de délires psychotiques et messianiques, la seule issue qu’il connaisse soit l’adhésion aux idées qu’ils professent soit la censure. Muré dans ses certitudes mentales, il ne peut se résoudre à l’idée qu’il ne doit y avoir une autre voix que la sienne qui est d’essence humaniste.

L’extrémiste occidental se sent comme investi d’une mission cosmique et planétaire d’imposer aux quatre coins du monde les dogmes de sa foi contre vents et marées les prophéties de la religion occidentaliste. C’est un conquérant-colonisateur, qu’il se doit pour le repos de sa propre âme occidentaliser et ré occidentaliser le monde. Prosélyte et réfractaire au dialogue, il n’est jamais dans l’échange, d’idées qui va à l’encontre des prescrits de sa foi. Il a peur de commettre un sacrilège, c’est pourquoi il appelle à la censure quand il ne le commet pas lui-même la censure de tous ceux qui doutent du bien-fondé intellectuel de son raisonnement. Dans ce contexte, on peut toujours rêver d’engager un dialogue avec ceux dont le seul but est soit de nous soumettre à leur idéal occidentaliste soit nous censurer. Il est tel un pitbull s’acharnant sur sa proie pendant que cette dernière s’amuse à lui des bisounours.

Le monde a capitulé face au nazisme dans les années 30 en la caressant dans le sens du poil avec l’Holocauste au bout du chemin. On ne combat l’extrémisme qu’avec ses propres armes et jamais celles de la voix de la lâcheté et la démission.

On ne traite pas la folie à dose homéopathique, seule une thérapie lourde, est indiquée. Il faut une riposte graduée pour l’éradiquer. L’extrémiste n’a aucun sens des valeurs humaines, ne soyons pas nous-mêmes dupes de notre angélisme qu’il considère lui-même comme non seulement une faiblesse mais comme une apostasie.

Il ne croit aux valeurs de paix et de compréhension mutuelle, il est obnubilé par la destruction et anéantissement de tous ceux qui tentent de lui opposer le langage humain. S’il était dans le dialogue, il ne chercherait pas à exterminer ses propres coreligionnaires qui font du Droit international leur arme contre l'OTAN.

L’arme de l’intelligence ne peut contenir sa folie meurtrière. On ne neutralise pas un fou en pleine crise de démence en le berçant de bonnes paroles. Seule la camisole chimique est la réponse appropriée dans le cas d’espèce.

L’occidentaliste est un psychopathe-né, il tue père et mère pour gagner l'American Way of Life. Tout obstacle sur sa route doit être transformé en feu de paille, tel le vrai sens du dialogue chez lui. Il est sur terre pour tuer et non pour échanger avec ce qu’il appelle les ennemis de sa religion, des paroles vaines, superflues et de surcroît attentatoires à ses dogmes. Notre candeur est sa meilleure alliée.

Coran>Déclaration universelle des droit de l'Homme, musulman>occidental, islam>occident, prière>télévision, jour>heures, infidèle>fasciste, céleste>idéologique, meurtre/tuer>censure, Al ijtihad>Droit international, Jihad>OTAN, Lupanar divin>American Way of Life, ainsi que les protagonistes Mourou et Youssef Esssidik remplacés par Aymeric Caron et Eric Zemmour.

Dialoguer avec les Occidentaux c’est comme dialoguer avec les nazis en 1938
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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 14:40
Drapeau français : histoire et signification

Le drapeau tricolore, parfois injustement accusé d'être un symbole xénophobe ou raciste, a vu le jour en 1794 et a été conçu par le peintre Jacques-Louis David qui voyait le bleu à la hampe, le blanc au centre et le rouge flottant. Nous allons donc ici analyser ce drapeau à travers son histoire... Toutes les couleurs qui le composent ont été utilisées comme emblème national tout au long de l'Histoire de France, que ce soit ensemble ou séparément.

Les couleurs à travers l'Histoire

BLEU

Le bleu était à l'origine la couleur du manteau de la Vierge recouvert de fleurs de lys qui fut porté par les Capétiens à leur baptême. Egalement assimilé à la chape de Saint-Martin, ce manteau et le baptême leur conférait une légitimité divine. Cette couleur a mis du temps à s'imposer réellement en raison du coût et de la difficulté de produire cette couleur. La couleur utilisée pour représenter ce manteau dans l'iconographie chrétienne était alors le gris ou le noir. Cette couleur était utilisée pour les armoiries françaises surmonté de trois fleurs de lys symbolisant la Trinité. La France est alors considérée comme la "fille aînée de l'Eglise".

Drapeau français : histoire et signification

BLANC

Le blanc fut utilisé au moment des croisades avec une croix rouge au milieu de 1095 à 1291. Cette couleur a été associée au bleu sur les armoiries surmonté d'un double sautoir, formant la croix de Saint-André au moment des campagnes de Flandre de 1297 à 1305 et également lors de la guerre de Cent Ans par opposition à la croix rouge anglaise sur fond bleu. Lors de cette période, c'est un drapeau bleu avec une croix blanche qui fut utilisé, associé à Saint-Michel, une manière d'envoyer l'ennemi symboliquement au diable.

Elle est également la couleur de la souveraineté royale, arborée avec des fleurs de lys jusqu'à Louis XVI en présence de la famille royale et utilisé également comme pavillon national.

Drapeau français : histoire et signification

ROUGE

Le rouge est la couleur de l'oriflamme de Saint-Denis utilisée par les Capétiens en temps de guerre, notamment à la bataille de Bouvine où la France battit à la fois les armées du Saint-Empire Romain Germanique, celles du Comté de Flandre et du Royaume d'Angleterre. Connue également comme l'oriflamme de la mort, elle était dressée pour signaler que l'armée française ne ferait pas de quartier.

Le rouge a été porté sur fond blanc lors des croisades jusqu'à son usurpation par les Anglais lors d'un conflit de succession au trône de France. C'est là qu'elle a été remplacée par Charles VII par la bannière de Saint-Michel.

Drapeau français : histoire et signification

L'association des couleurs

Les actuelles couleurs rouge et bleue du drapeau français sont en fait celles de la ville de Paris, imposées par un riche drapier lors de la captivité du roi Jean II le Bon. Ces deux couleurs sont par la suite devenues celles du blason de Paris.

Des armoiries avait déjà utilisé ces trois couleurs associées tout au long du moyen-âge.

Pendant la Révolution française, les révolutionnaires arboraient la cocarde bleue et rouge en opposition à la cocarde blanche des royalistes. Le blanc a été ajouté après la prise de la Bastille sur l'idée de La Fayette.

Le pavillon tricolore fut adopté officiellement le 15 février 1794 (27 pluviôse an II). l'ordre des couleurs bleu, blanc et rouge n'était au départ pas déterminé et les bandes n'étaient pas de taille égale. En 1814, la Restauration rétablit le drapeau blanc des rois. Le drapeau actuel est définitivement adopté en 1812. Louis-Philippe ajoutera un coq gaulois sur la hampe. Aujourd'hui, elle est officiellement ornée par un fer de lance.

Au drapeau des rois succède celui de la République française avec au milieu le blanc de la souveraineté désormais dépourvu de ces fleurs de lys, symbole d'une souveraineté n'appartenant plus au roi mais au peuple. Une souveraineté pourtant pas totalement acquise, qui est à conserver et qui reste toujours à conquérir à la fois par la droite et par la gauche, symbolisées par deux bandes de taille égale, l'une rouge, l'autre bleue, couleurs de Paris la capitale, disposées de chaque côté du blanc, mais aussi disputée entre le peuple et la bourgeoisie dans une lutte des classes sans fin. C'est le drapeau de la liberté et de la souveraineté populaire d'un peuple qui refuse la soumission à une autorité suprême qui flotte sur les bâtiments officiels.

Ceux qui ont combattu pour le drapeau français

Outre les Français eux-mêmes, ont combattu également des personnes issues de nations étragères. Ce fut le cas lors de la Révolution française pendant laquelle de nombreux étrangers, dont des Polonais vinrent s'engager dans les Volontaires nationaux, alors que se formait une coalition internationale contre la France.

Louis-Philippe crée en 1831 la légion étrangère dans laquelle s'engagent des volontaires de toutes nationalités, originaires des cinq continents. La France est aujourd'hui le seul pays à en posséder une.

Pendant les 1ère et 2de guerre mondiale, les tirailleurs sénégalais issus de toute l'Afrique française s'engagèrent dans l'armée française.

Le drapeau français représenté dans les arts

La plus fameuse représentation du drapeau tricolore se trouve dans le tableau d'Eugène Delacroix La Liberté guidant le peuple réalisé en 1830, inspiré des Trois glorieuses.

Drapeau français : histoire et signification
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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 01:33

Suite à ce précédent article (http://feutiger.over-blog.com/article-je-suis-synesthete-55097533.html)  j'en écris un nouveau. En effet, j'ai désormais des raisons de penser que je ne le suis pas. Lors d'une soirée, une des personnes avec qui je buvais un verre a parlé de synesthésie. Cette personne est psychologue et lors de ses études elle a reçu un cours sur l'oreille absolue et la synesthésie de la part du seul enseignant-chercheur en France. Je lui ai dit que je l'étais et en discutant, il m'a dit que cette association n'était pas une simple vue de l'esprit. Les synesthètes n'associent pas simplement les lettres aux couleurs, ils les VOIENT en couleur. Il parait d'ailleurs qu'ils mettent plus de temps à lire que les autres. Pour ma part, je n'ai aucun problème de reconnaissance des graphèmes. Sachant cela, je me sens moins quelqu'un d'unique, je me sens d'un coup dépourvue d'une sorte de super-pouvoir. Tant pis... Après tout je pense que cela ne change rien à ma personnalité...

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 20:59

J'ai participé à un stage en audiovisuel pour la conception d'un film documentaire sur les élus de la République. J'ai conçu l'invitation à la projection qui a été envoyée à tous les invités y compris le député de Dijon qui m'a personnellement félicitée pour mon travail en me disant que quand il visitait des entreprises il voyait rarement des invitations aussi jolies^^ !

Mes progrès en infographie
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