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  • : Mon Univers : littérature, sciences et histoire se côtoient avec une pointe d'humour et de musique dans une chaude ambiance de feu agrémentée de photos, de dessins, de nouvelles et de citations.
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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 00:33

Suite à ce précédent article (http://feutiger.over-blog.com/article-je-suis-synesthete-55097533.html)  j'en écris un nouveau. En effet, j'ai désormais des raisons de penser que je ne le suis pas. Lors d'une soirée, une des personnes avec qui je buvais un verre a parlé de synesthésie. Cette personne est psychologue et lors de ses études elle a reçu un cours sur l'oreille absolue et la synesthésie de la part du seul enseignant-chercheur en France. Je lui ai dit que je l'étais et en discutant, il m'a dit que cette association n'était pas une simple vue de l'esprit. Les synesthètes n'associent pas simplement les lettres aux couleurs, ils les VOIENT en couleur. Il parait d'ailleurs qu'ils mettent plus de temps à lire que les autres. Pour ma part, je n'ai aucun problème de reconnaissance des graphèmes. Sachant cela, je me sens moins quelqu'un d'unique, je me sens d'un coup dépourvue d'une sorte de super-pouvoir. Tant pis... Après tout je pense que cela ne change rien à ma personnalité...

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:16

La friendzone est cette place ambigüe où une personne (généralement une fille) vous met alors que vous êtes amoureux(se) d'elle et qui vous considère comme un(e) ami(e).

Justement, il se trouve que j'ai un pote, ou plutôt avais-je un pote que j'ai connu au collège il y a 4-5 ans, il avait 14 ans, j'en avais 16, il aimait le Metal et les jeux vidéos, tout comme moi. Sur facebook, il m'écrivait en phonétique jusqu'à ce que je lui dise d'arrêter parce que je trouvais ça lourd. Au début, il signait "ton toinou ki tador". Je lui ai même offert une journée au ski pour son anniversaire, journée pendant laquelle il a tenté de me tripoter sous couvert de massage. Dans le bus il m'a montré sa main avec un sourire niais, je l'ai regardé et j'ai fait "quoi?". J'ai récemment proposé à plusieurs amis de faire un voyage en Irlande avec moi, mais pas à lui car je ne lui faisais plus confiance. Un jour, il m'a demandé si je voulais bien faire l'amour avec lui, ce à quoi j'ai dit non. Il savait parfaitement que je n'éprouvais pas de sentiments pour lui. J'ai voulu attendre qu'il grandisse et qu'il gagne en maturité et j'ai pensé que ça lui passerait, sauf qu'à 19 ans, ça ne lui était toujours pas passé. Il continuait à m'écrire comme s'il avait 14 ans. Il y avait des périodes où je recevais des SMS qui disaient "salut, ça va? - tu fais quoi? - ok". Ce à quoi je n'avais pas grand chose d'autre à répondre que "je marche", ou "je te réponds". Vous pensez bien que ce type de SMS a fini par me lasser. À la fin, je répondis "ça te regarde pas". Nous n'avions plus de vraies relations et nous nous voyions déjà plus très souvent. Il m'a déjà demandé quel type de garçon me plaisait et, au vu des réponses que je lui donnais, il a reconnu ne pas en faire partie. Il a continué à insister pour me baiser, ce à quoi j'ai toujours dit non. Je lui ai promis que cela n'arriverait jamais. Quand il a commencé à sortir avec des filles (il les appelait ses "copines") j'ai eu droits aux confidences. Ces confidences étaient de deux types : soit la fille lui prenait la tête, soit il n'était pas en couple et il avait des "manques". En fait, il pouvait m'oublier pendant des semaines et un jour il se mettait à m'écrire, mais seulement pour me dire qu'il était en manque. Inutile de lui faire part des problèmes de société qui me touchaient, tous les malheurs du monde passent après sa bite. Bref, j'ai petit à petit commencé à le mépriser, ce nounours sentimental rembourré au sperme qui me considérait comme sa pute de service. De plus, je commençais à le trouver immature. Récemment, il m'a écrit pour se plaindre de sa "copine" l'engueulait tout le temps. Il a demandé à ce qu'on se voie tous les deux mais sans lui en parler. Je lui ait dit que j'allais y réfléchir, pendant que je demandais vite fait conseil à des mecs sur facebook. Il m'a envoyé un SMS dans lequel il me demandait si j'allais réfléchir au fait qu'on puisse se voir ou au fait qu'on pourrait faire l'amour. Sur le coup, je me suis sentie offensée et j'ai explosé. En gros il me demandait de coucher avec lui en tant qu'amie dans le seul but de le réconforter et de lui permettre de se vider les bourses. Il me demandait un niveau d'abnégation dont je ne suis pas capable. Comme le poisson pourrissait depuis déjà un petit moment, j'ai envisagé sérieusement de mettre un terme à toute relation avec lui. Ce que j'ai fait le lendemain matin.

En résumé, si un mec est dans la friendzone, ce n'est pas forcément de la faute de la fille, ni toujours celle du mec. Certaines personnalités ne sont pas compatibles en amour. Il y a des filles qui sont intéressées par certains types de garçons et peuvent tout de même apprécier ceux qui ne les attirent pas. De plus, les filles sont rarement attirées par les mecs immatures qui épanchent leurs sentiments auprès d'elles. Qu'un mec demande à une fille pour qui il n'a pas de sentiments autres qu'hormonaux et qui n'éprouve rien de son côté de lui vider les bourses n'est pas très gratifiant pour elle. Voir ses amies comme des objets de plaisir ne peut que gâcher une amitié et il est impossible d'obtenir quoi que ce soit d'elle à par du mépris.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 15:43

Après huit mois de liberté, il a finalement fallu que je rentre à la maison. Quand je dis "liberté, c'est relatif, mais j'y reviendrai. Plusieurs raisons à celà : Je recevais régulièrement 135 euros par mois, plus ce que me donnait ponctuellement mon père. Mais ce qui m'a poussée à rentrer, c'est le cambriolage dont j'ai été victime dans ma propre chambre. Tout c'est passé très vite : Je suis allée dans la cuisine collective pour faire réchauffer une boîte de nourriture, mais comme il y avait la queue, je suis descendue au rez-de-chaussé où il y a un autre four à micro-ondes à disposition. Sans fermer ma porte à clé. En tout, j'ai dû quitter trois minutes ma chambres. Trois minutes qui ont été suffisantes pour qu'une pourriture entre dans ma chambre et dérobe mon ipod touch et mon appareil photo. Trois putain de minutes. Vu le prix du foyer comparativement à la qualité de l'endroit, ils pourraient mettre des caméras de surveillance. C'est le foyer Urban Alis à Dijon. Voilà, c'est dit.

 

 

À tout de suite pour le bilan de ce que j'ai compris.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 11:38

Il y a quelque temps, je me suis acheté au moins cinq bouquins chez Emmaüs. Peut-être dix. Dedans il y avait Victor Hugo, Jules Verne, Stendhal, Zola, etc... Je devrais peut-être les lire. Seulement, j'ai déjà les livres en Anglais que j'ai pris à la bibliothèque. Et puis j'ai aussi l'Etranger à relire sans compter le travail scolaire que j'ai à faire, notament la dissertation sur l'Etranger. De plus, j'aimerais bien lire Zadig de Voltaire un de ces quatre. Et puis ça serait vraiment bien que je lise le Manifeste de parti Communiste de Carl Marx, histoire de m'intéresser un peu à la politique, et me cultiver quoi. D'autant plus que j'ai acheté quelques livres dans une librairie dont un roman qui se passe au Japon. Je l'ai vaguement commencé, puis je l'a laissé. J'avais commencé à lire L'homme Qui Rit de Victor Hugo, mais il a fallu que je l'égare et je n'arrive plus à mettre la main dessus. Et puis j'ai toujours l'énorme biographie de Nightwish à lire, depuis le temps que je l'ai et au prix que je l'ai payée. En plus je suis à nouveau en déménagement, mais ça j'en parlerai dans un autre article. Et puis c'est pas en procrastinant sur Youtube et Facebook que je vais m'y mettre. Ni en écrivant cet article d'ailleurs. Il est révolu le temps où je dévorais un roman en une nuit. Oh oui. Quelques points positifs quand même : J'ai acheté un livre d'Amélie Nothomb que je suis parvenue à lire et j'ai (enfin) lu Alice au Pays des Merveilles que je voulais lire depuis longtemps. Bref, je croule sous des envies de lire des bouquins, et je lis pas grand chose finalement.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 16:45

La laideur avait un visage. La laideur avait aussi un nom. Cette personne était une femme. Une femme d'une vingtaine d'années. Cette femme incarnait la laideur. Son visage était celui d'un crapaud, son corps celui d'un ours, son derrière celui d'un hippopotamme, ses mains des paluches. Je dis "paluches" car je n'ose les comparer à celles d'un lion, animal bien trop noble pour supporter telle comparaison. Une de ses paluches arborait une petite bague, seul signe reconnaissable de féminité. Le reste de son corps était un un kyste, une tumeur, les neuf centimètres en trop de ma thyroïde.

Sa bouche, une fente hideuse qui parcourait d'un bout à l'autre son visage se terminait sur des bajoues d'un ridicule horipilant. Son cerveau était celui d'une huître. Car cette jeune femme incarnait non seulement la laideur, elle incarnait aussi la bétise. La grammaire vivait sous sa plume un calvaire dont même Job lui-même n'eût pu se vanter. Cet holaucoste grammairien, ce génocide syntaxique n'était pas sans rappeler le martyr des premiers chrétiens. Les règles obéissaient aux lois physiques du monde d'Alice au pays des Merveilles. La mère de Kirikou n'eût pas reconnu son enfant.

Nous faisions l'accrochage de notre exposition de dessins et j'avais produit un certain nombre d'oeuvres. Ce nombre était égal à sept. Elle n'en avait produit qu'une. La Laideur Incarnée n'était pas contente que j'usse produit tant. Elle n'était pas contente que je me fusse investie dans ce travail. Elle glissait, çà et là, des commentaires et des regards sarcastiques. Au lieu de s'être elle-même investie elle avait préféré me tirer vers le bas. Me ramener vers elle, à son modeste niveau. La laideur Incarnée, au lieu de se hisser vers le haut, préférait tirer vers le bas, ramener à sa propre médiocrité les personnes qui cherchent à aller vers le haut. Je n'ai pas pu lancer un regard en direction de l'auteur de ces sarcasmes, que ce fut moi qui reçu des remarques quant à mon sens de l'humour que soi-disant je n'aurais pas. Des sarcasmes qui attirent un regard, un simple regard, muet et innocent attirant des remarques désagréables. Ce ne sont pas les gens qui se comportent mal qui sont montrés du doigt. La Laideur Incarnée avait fini son manège de sarcasmes après qu'on eût accroché mon huile sur toile par un "C'est bon, y a pas que tes dessins". Cette remarque ne suscita aucun émoi parmi les témoins. La Laideur  ne se contentait pas de sa hideur, elle était aussi la jalousie et la méchanceté.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 09:35

Il paraît que les chevaux les plus fougueux arrivent les premiers. Les chevaux qui gagnent les courses sont ceux qui sont les plus sauvages et les moins dociles. Je suis ce genre de cheval, sauvage, indressable, à qui on n'impose pas la volonté d'autrui. À une exception près cependant, je n'ai jamais gagné la course de la vie. Je cours vite, souvent plus vite que mes concurrents mais je me suis maintes et maintes fois cassé les jambes. Pourtant, je remonte en selle à chaque fois. L'important n'étant pas de tomber mais de se relever. La réussite c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme disait Churchill. Allons, la course n'est pas finie.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 13:32

Ah! les joies du voisinage! Maintenant que je suis au FJT, je découvre le bonheur d'avoir des voisins chiants ou bizarres.

Il y a celui dont le téléphone portable est le prolongement de son bras. Son téléphone semble greffé à sa main. Je le vois dans la cuisine collective, pianotant inlassablement sur son cellulaire.

Nous avons celui qui, indépendamment des humeurs météorologiques porte une capuche sur sa tête, même à l'intérieur. Tente-t-il de dissimuler le tatouage qui orne sa joue ou bien se protège-t-il des maux qui pleuvent incessamment sur le monde?

Enfin et par dessus tout, il y a celui qui, chaque soir, semble subir une séance de supplices vidéo-ludiques. Ses hurlements atroces hantent les couloirs du FJT et font trembler les murs jusque dans ses fondations. Nous autres résidents avons eu le droit de dormir qu'une fois que Môssieur a eu terminé sa partie tant la place de ses défaites est élevée sur l'échelle des malheurs du monde.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 07:44

Cela faisait maintenant une semaine que j'étais arrivée. J'étais définitivement installée depuis samedi. J'y avais passé ma première nuit de samedi à dimanche. Enfin débarrassée des parents! Maintenant que j'allais vivre au foyer de Jeunes Travailleurs, j'allais enfin pouvoir m'autonomiser, gagner en indépendance.

Ma chambre était assez austère. Quelques trous dans le mur du côté de mon lit que je finis par cacher de quelques cartes de dessins et de trois de mes dessins. Les coins du plafond de la salle d'eau étaient noirs de moisissure. Devant la fenêtre trônait un bureau vert tout aussi troué et tâché que le mur. Un modeste rideau pour cacher la lumière du soleil. Ce dernier, comme les précédents ressemblait à un gruyère. Pas de volet. Un point positif, cependant : je bénéficiais néanmoins d'une très belle exposition plein Ouest.

J'observe le coucher du soleil depuis mon bureau. Si je me lève un peu, je peux apercevoir en regardant vers le bas trois poubelles en rang dans une cour. Cette vue particulière et assez paradoxale m'offrait d'un coup l'envers refoulé de la ville, et une sublime merveille de la nature qu'est un coucher de soleil. J'observais le soleil rentrer dans son antre de feu au son des Eagles. Wasted Time (reprise) accompagnait a merveille ces gerbes immobiles escortant au loin le globe d'or s'en retournant dans sa caverne. Au loin les montagnes. Je pouvais même au loin deviner le mont Affrique, planté au loin sur le massif montagneux. Cette vision singulière était telle la fleur qui naît sur le fumier.


J'avais un frigo dans lequel quelques tomates, du taboulé, un flacon de sauce tomate et une motte de beurre se réduisaient inexorablement à force d'être consommés. Trois paquets de pâtes dont un déjà bien entamé et une miche de pain. Je composais avec ce que j'avais : un soir des pâtes, l'autre soir tartines de tomates arrosées d'huile, une fois des tomates en tranche mélangées aux pâtes, puis la même chose auxquelles s'ajoute la sauce tomates, des pâtes sauce pâtes...

Internet n'étant plus à portée de main, je ne peux que me trouver d'autres occupations comme la lecture ou l'écriture. Mon esprit n'est plus obnubilé par le Net. Samedi j'ai pu bosser. J'avais une dissertation à terminer depuis plusieurs semaines et j'avais eu une nouvelle idée de dissertation. J'ai pu torcher le tout en une journée. Pour accéder à l'Internet, je me contente d'un modeste iPod et je dois payer 1€50 par semaine. Pour finir, il n'est accessible que dans le hall d'entrée. Heureusement, il y a un cyberespace pas très loin.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 15:35

Tu me traites de raciste alors que tu fus le premier à me traiter d'étrangère, sachant que tes parents ne sont pas nés en France contrairement aux miens!

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 15:15

       Quand je me promène dans la rue je suis parfois abordée par de vieux pervers à moitié édentés, je ne suis pourtant pas habillée de façon sexy, puisque ça arrive même en hiver. Ils s'approchent de moi et me proposent d'aller boire un café, je déclinais leur invitation calmement et continuait ma route. Mais un jour, alors que je rentrais après avoir fait mes courses au centre commercial, dans le bus un homme était assis à côté de moi. Nous avons commencé à discuter normalement, puis au bout de quelques minutes, il me demande mon âge, je lui demande le sien et tout à coup il me lance "Mademoiselle vous êtes jolie, si vous me faites quelque chose je vous offre un café". (Je vous laisse deviner quoi) C'était l'hiver et je portais un gros manteau noir, je n'étais donc pas habillée de façon sexy, provoquante ou attirante. N'a-t-on plus le droit de sortir s'occuper de ses affaires sans être insultée? Doit-on sortir en niqab pour être respectée, même en France et par des français? A-t-on le droit de sortir sans qu'on nous demande de nous prostituer? Maintenant, quand je dois sortir, je crains d'être approchée par un pervers, jusqu'à en devenir paranoïaque! J'en ai marre de subir les problèmes sexuels de bonhommes de quarante, cinquante, soixante ans! Je ne peux rien pour eux, je ne comprends pas pourquoi ils agissent ainsi, pourquoi ne vont-ils pas parler à des femmes mûres? Je suis seule avec mes incompréhensions, je ne trouve pas d'explication, pourquoi moi? Qu'ai-je de spécial? J'ai alors réalisé ce dessin qui représente de façon imagée ce que je ressens.

Alice au pays des champignons pervers

Alice aux pays des champignons pervers

 


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