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  • : Mon Univers : littérature, sciences et histoire se côtoient avec une pointe d'humour et de musique dans une chaude ambiance de feu agrémentée de photos, de dessins, de nouvelles et de citations.
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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 12:55

« Vous êtes viré! » Il m'a annoncé cela ce matin. Je suis viré. Faute professionnelle. La raison exacte n'a pas d'importance. J'avais été viré à quelques années de la retraite. A mon âge, pour retrouver du travail, c'est la croix et la bannière. Comment vais-je faire? J'ai une femme et deux enfants encore étudiants. Ma femme travaille mais son salaire est trop maigre pour alimenter toute la famille.

En sortant je me rendis directement au bar. Je poussai la porte et pénétrai dans la chaude ambiance cannelle résonnant des chants ivres des habitués du bar. Je m'installai au comptoir et demandai une bière. Voyant ma mine déconfite, Jean-Louis (le barman) me demanda:

 

- Dis donc, tu en fais une tête, tu as passé une mauvaise journée? Ça c'est la tête du type qui a des problèmes au boulot.

 - Je suis viré. J'avais déjà du mal à joindre les deux bouts, comment vais-je m'en sortir maintenant? A quelques années de la retraite, comment vais-je retrouver du travail?

 - Oh désolé pour ton travail. Je t'offre la bière, cadeau de la maison.

Notre conversation fut interrompue par le claquement de la porte et un homme en tunique au visage recouvert d'une capuche entra. Il alla s'asseoir à une table au fond de la salle en y posant ses pieds. Jean-Louis l'avertit que s'il ne retirait pas ses pieds de la table, il le ferait sortir de son bar par la peau du cou. Encore un qui n'a rien d'autre à faire de sa journée que de venir dans les bars et de se comporter comme un malotru. Il ferait mieux de chercher du travail. Et puis regardez-moi ces fringues! Ce type était fagoté comme l'as de pique avec son espèce de tunique de moine du Moyen-Âge en lambeaux, ces chaussures boueuses qu'il n'hésitait pas à poser sur les tables et cette capuche qui lui tombait jusque sur les yeux! Il ne pleut pourtant pas ici! Ridicule! De toute façon elle doit prendre l'eau cette capuche. Et il entre et il pose ses pieds sur la table! Il y en a qui ne manquent pas d'air, pensais-je avec dédain. Il ne se le fit pas dire deux fois. Il retira ses pieds de la table. Il ne se fit plus remarquer de la soirée, mais je le sentais me scanner du regard. Je ne savais pas pourquoi, je sentais son regard me transpercer bien que j'étais retourné. Deux bières et demie plus tard je quittai le bar. La fripouille également. Je rentrais à pied, ma maison n'était qu'à quelques rues d'ici. Je pensai que ce type habitait dans la même rue que moi, vu qu'il me suivait, à une distance de quelques mètres.

Le repas du soir se déroula dans le silence. On aurait pu se croire à un enterrement si il y avait eu un petit peu plus d'animation. Ce fut ma femme, Laure qui coupa net au silence « Que va-t-on devenir sans ton travail? Pourquoi fallait-il que cela arrive maintenant? Comment allons nous vivre et payer les études de Francis et Justine? » J'essayai de la rassurer (et de me rassurer moi-même par la même occasion) « Ne t'inquiète pas, je finirai bien par retrouver du travail » lui dis-je en lui caressant l'épaule. Elle n'eut pas l'air convaincue. Je ne l'étais pas non plus. Nous désespérions déjà, avant même d'avoir essayé.

Nous évitâmes toute dépense inutile pendant que je me mettais en quête d'un nouvel emploi. Evidemment, les propositions ne fusaient pas. Nous gardâmes notre argent pour les choses nécessaires comme la nourriture et le loyer.

Déjà une semaine que j'étais sans travail et aucun emploi à l'horizon. Je marchais dans la rue, tête baissée, me demandant ce que j'allais devenir. J'avançais comme une âme en peine quand je passai devant un ruelle étroite débouchant sur une impasse d'où surgit le gus en robe de l'autre jour. Il était habillé de la même façon depuis la dernière fois. Je pensai qu'il s'agissait d'un SDF et je m'attendis à ce qu'il me demande une pièce. J'eus au contraire la surprise de l'entendre dire qu'il pouvait m'aider, qu'il pouvait me donner suffisamment d'argent pour pouvoir vivre sans devoir retrouver un travail.

Je lui demandai des précisions. Il s'approcha de mon visage et me murmura l'aberration suivante : «Vendez-moi votre âme et je vous paierai le prix nécessaire. Vous emporterez l'argent tout de suite». Il me proposait de m'acheter mon âme! Ce type, habillé comme au Moyen-Âge, qui avait l'air de ne pas avoir un sou voulait acheter mon âme! Il gardait l'air grave tandis que je le regardais bouche bée avec des yeux ronds comme des soucoupes. Je le repoussai en lui disant que j'avais d'autres chats à fouetter. En rentrant chez moi je racontai mon aventure à ma famille. Nous rîmes de bon coeur, ce qui n'était pas pour nous ennuyer en ces temps difficiles.

Cependant, la situation ne s'améliora pas. Nous dûmes couper notre connexion à Internet, nous séparer de notre télévision, nous nous nourrissions uniquement de premier prix. Bref, nous faisions beaucoup d'économies. Je me dis que j'aurais peut-être dû accepter le marché du fou en tenue de carnaval. Laure était de mon avis et me reprochait de ne pas l'avoir accepté. Quelques jours plus tard, qui vois-je en repassant devant l'impasse? Mon fou de carnaval! Il me proposa de nouveau son marché en disant que c'était la dernière fois qu'il me le proposait, que c'était à prendre ou à laisser.

Bon hé bien, soit, puisque ce type me proposait de m'acheter mon âme, vendons-lui! Qu'aurais-je donc à perdre? J'espérais seulement que cet argent eût plus d'existence que mon âme. Il me demanda de le suivre. Il me conduisit à travers les rues, à travers des ruelles que je n'avais jamais vues auparavant aux allures sombres et inquiétantes. Il me conduisit jusqu'à une petite boutique sans enseigne dont la porte s'ouvrit toute seule à notre arrivée. Quand je pénétrai, je découvrit une salle obscure faiblement éclairée par des bocaux verts phosphorescents remplis de... Je ne sais trop quoi.

Il flottait dans l'air une vague odeur de soufre. Il me tendit un parchemin et une plume d'oie... noire. Je ne savais pas qu'il existait des oies noires. « Signez et vous pourrez emporter l'argent ». Je pris le parchemin et apposai ma signature en bas de la page. Il reprit la feuille et me tendit une mallette que j'ouvris. Elle était remplie de billets. Je la refermai et sortis. Je zigzaguais à travers les sombres ruelles inquiétantes où soufflait un courant d'air glacé, ce qui était étrange car nous étions en fin mai.

De retour chez moi, j'annonçai à Laure que j'avais revu le gars en tunique et que j'avais accepté son marché. Je posai la mallette sur la table et l'ouvris dans sa direction. En voyant les billets dans lesquels luisaient la fin de nos problèmes financiers elle porta ses mains à sa bouche et poussa un cri de joie. Elle me sera dans ses bras « Tu nous sauve, Claude! Tous nos problèmes sont résolus! » Elle prit des liasses de billets dans ses mains « plus besoin de se priver, maintenant, allons acheter des choses! » Je souris. J'étais heureux de la voir se réjouir et d'avoir fait ce marché.

 

Le lendemain, à mon réveil, je n'étais pas inquiet. La situation avait été résolue mais je ne m'en sentais pas heureux pour autant. Je me levai et pris mon café machinalement. Nous devions aller faire des courses, d'abord aller au supermarché parce qu'il fallait racheter à manger, ensuite nous irions dans un grand magasin pour acheter des choses de luxe, puisque cela faisait plaisir à Laure. Nous irions également au restaurant, cela fera plaisir à tout le monde de manger autre chose que du premier prix pour la première fois depuis des semaines.

Je vécus cette journée sans état d'âme, je mangeai machinalement les mets sans les apprécier, non que je n'aimait pas mais je ne parvenais pas à les apprécier. Ils me semblaient fades malgré leur goût exquis.

Tout se passa pour le mieux durant ces quelques semaines. Elles se déroulèrent sans incident notable. Nous avions recommencé à vivre comme avant. C'était très bien, nous n'avions pas de quoi nous plaindre. Cependant, je n'avais ressenti aucun état d'âme depuis notre journée de courses. Je ne riais plus, je n'étais plus heureux, ni triste, ni rien. Je ne ressentais plus rien. Je ne rêvait même plus la nuit. J'essayai d'en parler à ma femme mais elle ne partagea pas mon inquiétude. Cette absence de sentiments commençait à m'inquiéter si bien que je finis par aller voir mon médecin qui ne trouva rien d'anormal. Soudain, je me souvins de mon marché et je commençais à ma demander si je n'avais pas vraiment vendu mon âme. Plus les jours passaient et plus mon état s'aggravait. Les choses que je trouvais belles, désormais je les trouvais fades. J'étais de plus en plus convaincu d'avoir vendu mon âme pour de vrai. Il fallait que je retrouve l'homme qui me l'avait achetée pour tenter de la récupérer. J'ignorais alors que les vrais problèmes n'avaient pas encore commencé.
Je ne tardai pas à retrouver la boutique de l'homme en tunique, mais ce ne fut pas sans peine. Une fois pénétré dans la première ruelle, le Soleil se ternit et la ruelle s'assombrit comme la dernière fois mais cette fois-ci c'était bien plus sombre. Le même vent glacé me fit frissonner. Ce n'était plus un simple courant d'air mais bien une bise glacée de tous les enfers. Plusieurs fois je crus voir passer un fantôme. Quand enfin je parvins à la boutique, la porte s'ouvrit seule comme la dernière fois.
La pièce était toujours aussi sombre et faiblement éclairée par les mêmes bocaux. Je m'aperçus que je pouvais voir ce qui était à l'intérieur : des volutes de fumée verte fluorescente dans lesquelles trempaient des visages orangés. Il était là. Je lui annonçai d'emblée que je voulais récupérer mon âme et qu'il avait intérêt à me la rendre. Il eut eut un rire. Le rire de l'homme qui vous a roulé dans la farine. Il me répondit qu'il était trop tard. Il ajouta qu'il ne m'attendait pas si tôt, que j'étais en avance. Mais puisque j'étais là, il allait me remettre mon premier contrat. Il me tendit la photo d'un homme que je n'avais jamais vu et m'expliqua que je devais le tuer. L'idée de tuer quelqu'un me révolta et je refusai net. Il répliqua que je ne pouvais plus refuser.
-Et pourquoi, demandai-je, puisque je n'ai pas encore signé le contrat?
-Vous avez signé l'acte de vente, non? Les conditions de vente étaient écrites, vous n'aviez qu'à les lire.
Il me tendit l'acte de vente et je lus : « La personne qui vend son âme s'engage à accepter n'importe quel contrat, dans dans n'importe quelle condition et s'engage également à la mener à bout en la faisant passer avant toute chose. Ladite personne s'engage également à ne pas se révolter contre l'acheteur et à ne pas tenter de récupérer son âme ». Je demandai :
-Et qu'est ce qu'il m'arrive si je refuse?
Il me prit par le bras et me conduisit devant une des étagères qui supportait les bocaux.
-Vous voyez ces âmes? Elles sont enfermées dans ces bocaux bien en sécurité. Si vous enfreignez une règle, la vôtre sera immédiatement expédiée en enfer.
Il repris le parchemin et poursuivit.
-Cet homme est sorti de prison hier. Il a commis un meurtre mais il compte se racheter. Vous devez le tuer avant qu'il ne parte à la concurrence. Voici son adresse.

    Je pensai que la “concurrence” en question était le paradis par opposition à l'enfer. L'idée de me retrouver en enfer n'étais pas très alléchante. J'acceptai donc à contrecœur. Il ajouta un « ne vous en faites pas pour votre famille » que je ne compris pas mais cela n'allait pas tarder. Je quittai la boutique pour rentrer chez moi et en arrivant devant la maison j'assistai au pire spectacle de ma vie. Ma famille rentrait en voiture lorsqu'un camion arriva et freinant brusquement, se renversa et tomba sur le côté, écrasant la voiture comme une puce. Ils moururent tous les trois sur le coup. Aussitôt je fis demi-tour pour retourner à la boutique, bien que je ne tenais pas vraiment à retraverser les ruelles effrayantes. J'entrai en tempête et lui demandai en hurlant s'il était responsable de leur mort. Il me répondit calmement « Nous ne voulions pas qu'ils interviennent entre vous et moi, mais ne vous inquiétez pas, ils ont été admis au paradis. Oh pardon, vous ne pouvez pas vous inquiéter, sans votre âme vous ne ressentez pas d'émotions. Vous n'êtes même pas triste, n'est-ce pas? ». Je m'aperçus alors que je ne ressentais aucune peine pour ma famille. Je quittai la boutique, fâché de ne plus ressentir d'émotions. J'étais en colère (l'étais-je vraiment?) contre moi même de ne pas avoir de peine et surtout contre ce type qui m'avait retiré toute émotion. Ma famille venait de mourir et moi je me baladais comme si de rien n'était. Le soir même, je me couchai et m'endormis en pensant à la mission que je devais remplir le lendemain.

A mon réveil, j'avais fait un drôle de rêve. J'avais rêvé que j'allais chez ma victime et que je la tuais. J'entrai chez l'homme que je devais tuer armé d'un marteau et le trouvai dans son salon. Il fut surpris et effrayé de me voir. Je lui assénai des coups sur la tête. Il essaya de se protéger avec ses bras mais bientôt le sang gicla et il s'effondra le crâne défoncé. C'était sans doute ma mission qui me travaillait l'esprit mais cela m'avait semblé si violent, si réel.

Je me rendis comme prévu à l'adresse indiquée armé d'un revolver et surprise! il y avait des voitures de police et des bandes jaunes devant la porte! Au bout de quelques secondes j'eus une révélation. Je l'avais tué pendant la nuit! J'avais sans doute été contrôlé pendant mon sommeil. Cela expliquait mon rêve. Je fis demi-tour en pensant. Je n'étais plus qu'un automate sans âme, incapable de ressentir la moindre émotion, qui plus est télécommandé pendant son sommeil.

Les nuits pendant les semaines qui suivirent furent souvent identiques à cette nuit. Je commis les pires actes que l'on peut imaginer. Je tuais parfois des innocents, des femmes, des enfants... Et je ne pouvais rien y faire. Cette situation commençait à me peser. J'aurais fait n'importe quoi pour récupérer mon âme. J'aurais voulu revenir en arrière pour ne pas signer ce maudit contrat. Combien de temps cela allait-il encore durer? Un moment? Pourrai-je un jour récupérer mon âme? Toute la vie? Plutôt mourir! Le pouvais-je au moins? Et si j'étais éternel? Et si je ne l'étais pas, que deviendrai-je à ma mort? Irai-je en enfer? Aucune des ses deux solutions n'était très alléchante.

Je devais retourner le voir.

Je retournai donc à la boutique, le sommant de me rendre mon âme. J'en paierai le prix qu'il faudra! Il éclata de rire. « Vous pensez vraiment que l'argent m'intéresse? J'ai tout ce qu'il me faut en bas ». Me précipitant sur les étagères je cherchai l'âme qui fut la mienne. « Cela ne peut plus durer » hurlai-je, « je ne ferai plus rien pour vous, où est-elle? ». J'aperçus un bocal dans lequel trempait mon portrait en relief d'un orange de braise. J'essayai de m'en emparer mais au moment de m'en saisir je reçus comme une décharge électrique qui m'envoya valser par terre. Il éclata de rire. D'un rire glacé. « Vous pensiez vraiment pouvoir vous en sortir ainsi? Ces bocaux sont protégés par un enchantement. Vous avez failli à une des règles. Pour votre peine vous irez donc en enfer, comme promis. Ce soir minuit votre âme sera expédiée en enfer ». Je me redressai et hurlai :

-Vous n'avez pas le droit!

-Et comment que j'en ai le droit!

Il fit un geste du bras et disparut dans un épais nuage de fumée noire qui se répandit dans toute la pièce puis les murs et les meubles disparurent. Il faisait sombre, j'avançais à l'aveuglette sans rencontrer d'obstacle. Je ne me trouvais plus dans la boutique mais je ne savais pas où je me trouvais. Soudain la fumée se dissipa, laissant apparaître les murs et le mobilier familier de mon salon. J'avais été téléporté jusqu'à chez moi. Je m'assis sur la chaise la plus proche de moi. Comme je regrettais de ne pas l'avoir pris au sérieux. J'aurais fait n'importe quoi pour pouvoir retourner en arrière mais il était trop tard. Maintenant j'allais être expédié en enfer.

 

                                                  -FIN-

 

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commentaires

Soledad 12/05/2010 17:27



C'est un peu comme les feuilletons à la tv, ça coupe toujours au moment où on est en plein dedans...



Tigre de Feu 14/05/2010 09:00



Ben... reviens lundi pour plus d'aventures et plus de fantastique



R.C.D 11/05/2010 22:49



Je suis contente que ce ne soit qu'une fiction. Mais tu es si jeune et tu as toute la vie devant toi pourquoi la noircir avec des pbs d'adultes......


Profite, éclate toi, délire un maxi et surtout vois la vie en ROSE, EN BLEU Etc... Mais surtout pas en noir..........


bisous


régine



Tigre de Feu 14/05/2010 09:03



Bah c'est qu'une histoire... attends la suite, tu va être surprise parce que là ses malheurs c'est encore RIEN DU TOUT hihihi



R.C.D 10/05/2010 16:44



j'espère que ce texte est une fiction..... Nombreux sont ceux à qui l'on annonce le couperet final - fin de non recevoir.... Une vie vouée à l'entreprise et le remerciement : la porte pour que de
petits épargnants et des gros ne perdent pas de leur intérêt sur leurs capitaux versés en hate pour ne pas payer d'impôt


monde pourri et individus égoistes mais heureusement dans la vie il y a aussi de bonne surprise et l'on rencontre des gens formidable dont l'argent n'est pas le maitre mot...


J'ai vécu réellement longtemps avec un 1/2 salaire, une loyer de maison car nous "étions en accession à la propriété à l'époque", la dépression, deux jeunes enfants à charge un salaire
smicardien et pourtant nous avons traversé la tempête... J'ai encore un fils qui poursuit sa dernière année d'étude en alternance master 2 gestion commerciale et j'ai repris du coup à 80%.....


A chaque fin de contrat, on lui dit pas d'argent pour vous employer définitivement...


Je sais que ma vie de maman sera toujours liée à leur destin mais je les ai fait et je les assumes. J'ai une fille mariée avec un petit garçon également de deux ans...


Nous faisons ce que nous pouvons pour eux...


Ils savent que quoi qu'il advienne de leur vie nous sommes là. Le peu que nous ayons est aussi à eux et s'il fallait se pousser et bien nous viverions tous sous le même toi: il y a une solution à
chaque pb...


voilà je t'ai exposé ma vie en quelques mots..


J'ai 52 ans et je m'en fais toujours autant c'est aussi pour avoir connu des galères durant toute notre vie que je ne peux rester insensible à la misère humaine...Et j'ai besoin de dire de
dessiner ou d'écrire les mots...


voilà


amitié à toi


régine      



Tigre de Feu 11/05/2010 19:32



Oui eh bien heureusement que c'est une fiction... vu ce qui va lui arriver par la suite... En la lisant, tu pourras t'estimer heureuse qu'il ne t'arrive pas la même chose. C'est un récit
fantastique assez noir. Je publierai la suite lundi prochain.


Mais bon... c'est la vie. Moi je n'ai que 18 ans, je n'ai pas encore ce genre de problèmes et je n'en suis pas pressée. En tout cas, bon courage, tu dois en avoir besoin.